La méthode du "petit chien" est très ancienne. L'idée du train des syllabes avec les wagons et les locomotives également.

J'ai ressenti comme une nécessité de présenter les voyelles à 1, 2 et 3 lettres comme les sons provenant de la gorge. Et les consonnes à 1, 2 et 3 lettres comme les sons se fabriquant dans la bouche.

En 2004, ma réflexion a porté sur le numérotage des structures des syllabes pour aider les élèves dans leur maîtrise de la lecture et de l'orthographe. J'y ai associé une méthode précise.

J'ai senti le besoin de faire barrer (tout le temps) les lettres muettes : par l'enseignant, mais également par les élèves.

J'ai redécouvert la règle du "è" qui perd son accent...

J'ai fait de l'entraînement à l'écriture rapide avec les élèves... sinon certains écrivent lettre par lettre...

J'ai écrit également qu'on faisait un peu trop de reproduction dans l'acte d'écriture et pas assez de transformation : apprentissage dans les trois écritures (cursif, script, majuscule)...

En lecture, je fais lire très rapidement les plus forts à l'envers (et même dans tous les sens). Encore une fois, c'est une transposition. Dans ce cas là, le cerveau est sollicité et c'est bon pour l'apprentissage !

Personnellement, je sais écrire dans tous les sens (4 symétries). Il m'arrive d'écrire au tableau des mots connus. Les élèves doivent les lire. Ils y arrivent !!!

Pour la numération, c'est en travaillant en assembleur (programmation des microprosesseurs) que je me suis rendu compte de l'utilité de changer de base (base 2 - binaire et 16 - hexadécimale) pour comprendre le fonctionnement.

Ensuite, j'ai appliqué le dessin des nombres à la compréhension des opérations. Les élèves sont dans le concret. Les retenues, avec le dessin des paquets supplémentaires, deviennent une évidence.

J'ai également eu l'idée de transposer pour le problème des 70 - 80 - 90.

J'ai également pris conscience de l'importance de compter les mots et les chiffres dans la compréhension des difficultés des nombres. Et faire la distinction entre les gentils (nombre de mots identique au nombre de chiffres) et les méchants (les autres) pour les nombres de 0 à 69.

Puisque Internet existe, toutes ces idées peuvent être partagées !

Bien cordialement

Daniel CLERC