Les accords !
Il faut travailler dans le concret.
Au CE1 (et au cycle 3...), il faut faire apparaître les cases des accords.
Les noms ont 1 case à la fin. 3 possibilités : vide, s, x. En observant des phrases, on peut découvrir la règle.
Les adjectifs ont 2 cases. Genre et nombre ! Genre : vide, e (2 possibilités) ; nombre vide, s, x
Le verbe : une case avec plusieurs lettres (après avoir ôté les deux dernières lettres de l'infinitif : il reste le radical)
Il faut mettre en place les concepts. Les exceptions, c'est pour plus tard !
Pour que les enfants comprennent les mots "noms, adjectifs, verbes" il faut travailler la notion d'étiquettes :
Multimédia
J’ai toujours fait des photos dans ma classe lors des moments exceptionnels (sorties par exemple).
Puis, petit à petit, j’ai photographié les moments de vie dans la classe.
Depuis 10 ans, j’ai introduit, en plus de l’image, la vidéo avec comme support une cassette VHS.
Depuis plusieurs années, je me sers de cet outil pour rendre mon enseignement plus efficace.
A partir de 2002, je suis passé au DVD et grâce aux logiciels de montage, j’ai pu réaliser des DVD qui contenaient des diaporamas et des vidéos.
Il y a de nombreux avantages à faire cela :
Pour la préparation psychologique des élèves, je leur montre des séquences des années précédentes de mes reportages (par exemple piscine, visite d’un château)
Pour la mémorisation de ce qui se passe en classe ou lors d’une sortie. Revoir plusieurs fois des séquences renforce les acquisitions.
L’instant présent est bien trop bref pour pouvoir toujours monopoliser l’attention des élèves. Avec les photos et les films, on peut faire des arrêts sur image et provoquer les réactions des élèves.
Pour travailler la chronologie, avec les recopies d'écran faites à partir des vidéos ou des diaporamas et avec l'aide d'un logiciel de retouche d'images, il est facile de faire des planches d'images ou de photos. Ces planches, une fois découpées et mélangées, obligent les élèves à réfléchir au temps qui passe et au déroulement de l'histoire.
La vidéo et les photos sur support DVD ou VHS sont des merveilleux outils de communication avec les parents. Les élèves regardent leur vie de classe avec leurs parents. Mes films les valorisent. Les parents savent ce qui se passe en classe. Je leur offre une mémoire de la vie de leur enfant à l’école !
J'utilise le film Kirikou. J'ai fait des planches images avec des recopies d'écran pour chaque séquence. C'est vraiment très efficace pour la compréhension d'une histoire.
J'utilise des films :
- Les oiseaux migrateurs
- Microcosmos
- La marche de l'empereur
On regarde ces films par petite tranche, coupé par des pauses, des ralentis, des retours en arrière.
Ces merveilleux films permettent d'aborder les caractéristiques des animaux, leur mode de vie, leur reproduction, les milieux où ils vivent.
J'utilise également des séquences vidéos conçues pour la sécurité : Célestin. Là aussi, j'ai fait des recopies d'écran qui me servent à montrer les moments les plus importants.
J'utilise également les dessins animés intitulés "Ma belle planète". Ils sont très bien fait. Ils sensibilisent les enfants à notre environnement. Au cycle de l'eau. A l'importance de l'écologie. J'ai fait une planche contact pour le cycle de l'eau : c'est tellement important !
Les élèves visualisent des dessins animés sur la respiration, sur grandir, sur comment on marche et le sur le rôle du cerveau. Je les regarde depuis plusieurs années et je ne m'en lasse pas !
Mes élèves naviguent sur le web sur mon site consacré aux voyages à vélo : http://daniel.clerc2.free.fr Ils y découvrent des paysages d'Europe et de l'Amérique du Nord. Ils peuvent également y découvrir les reportages que j'ai fait sur les sites de l'UNESCO.
Nous allons 2 fois par semaine dans la salle informatique. Ils utilisent mon logiciel "Ateliers Aide et Soutien" en math, français, lecture et géométrie.
J'utilise le logiciel Winstars pour leur montrer le système solaire en 3D avec le mouvement des planètes. C'est tellement important de leur faire comprendre qu'une année correspond à une rotation de la Terre autour du Soleil.
On utilise l'ordinateur de fond de classe à des travaux de bureautique : un enfant saisit, par exemple, les mots trouvés sur un son. On imprime et on photocopie.
Avec mes CE1, les enfants me dictent leur production d'écrit. (je tape vite). On imprime la feuille avec tous les textes. Les élèves sont très motivés pour les lire !
J'utilise Google Earth. J'ai fait des recopies d'écran à différentes échelles : on se déplace et on situe sur la photo satellite l'endroit où l'on est (après avoir bien orienté la feuille). C'est formidable d'avoir ce genre d'outil !
Il faut rendre à César...
La méthode du "petit chien" est très ancienne. L'idée du train des syllabes avec les wagons et les locomotives également.
J'ai ressenti comme une nécessité de présenter les voyelles à 1, 2 et 3 lettres comme les sons provenant de la gorge. Et les consonnes à 1, 2 et 3 lettres comme les sons se fabriquant dans la bouche.
En 2004, ma réflexion a porté sur le numérotage des structures des syllabes pour aider les élèves dans leur maîtrise de la lecture et de l'orthographe. J'y ai associé une méthode précise.
J'ai senti le besoin de faire barrer (tout le temps) les lettres muettes : par l'enseignant, mais également par les élèves.
J'ai redécouvert la règle du "è" qui perd son accent...
J'ai fait de l'entraînement à l'écriture rapide avec les élèves... sinon certains écrivent lettre par lettre...
J'ai écrit également qu'on faisait un peu trop de reproduction dans l'acte d'écriture et pas assez de transformation : apprentissage dans les trois écritures (cursif, script, majuscule)...
En lecture, je fais lire très rapidement les plus forts à l'envers (et même dans tous les sens). Encore une fois, c'est une transposition. Dans ce cas là, le cerveau est sollicité et c'est bon pour l'apprentissage !
Personnellement, je sais écrire dans tous les sens (4 symétries). Il m'arrive d'écrire au tableau des mots connus. Les élèves doivent les lire. Ils y arrivent !!!
Pour la numération, c'est en travaillant en assembleur (programmation des microprosesseurs) que je me suis rendu compte de l'utilité de changer de base (base 2 - binaire et 16 - hexadécimale) pour comprendre le fonctionnement.
Ensuite, j'ai appliqué le dessin des nombres à la compréhension des opérations. Les élèves sont dans le concret. Les retenues, avec le dessin des paquets supplémentaires, deviennent une évidence.
J'ai également eu l'idée de transposer pour le problème des 70 - 80 - 90.
J'ai également pris conscience de l'importance de compter les mots et les chiffres dans la compréhension des difficultés des nombres. Et faire la distinction entre les gentils (nombre de mots identique au nombre de chiffres) et les méchants (les autres) pour les nombres de 0 à 69.
Puisque Internet existe, toutes ces idées peuvent être partagées !
Bien cordialement
Daniel CLERC
Outils
1) La règle
Je demande aux élèves d'utiliser la règle pour faire cette reproduction puis de la réaliser à nouveau mais à la main. Après cela, ils sont convaincus qu'avec la règle, c'est mieux !
2) Le compas
Au début, je les laisse appréhender l'outil. Les résultats ne sont pas fameux ! Je leur rappelle qu'un apprentissage ne se fait pas immédiatement...
La table recouverte de "Formica" ne permet pas d'enfoncer la pointe : on sort la chemise rouge et on pose la feuille dessus.
Pour que cela fonctionne bien, il faut que la mine du crayon touche la pointe (symétrie).
On peut tourner la feuille en maintenant le compas immobile. On peut faire des arcs plutôt que des cercles entiers (quoique les enfants ont une obsession : faire des ronds !)
Ceux qui y arrivent vont présenter leur travail : c'est donc possible !
Les plus forts aident les plus faibles.
Le geste dégrossi, j'aborde la façon de tenir un compas avec la partie haute, le pouce en bas et en levant le coude (sans être trop catégorique car les plus faibles ont besoin encore de tenir le compas avec les branches)
Le cercle étant en place, on fait varier la taille -> la cible ou plein d'autres choses (les enfants débordent d'imagination).
Ce qu'il y a de bien avec le compas, c'est la rigueur qu'il implique si on veut arriver à un bon résultat.
J'introduis la croix et la notion d'intersection qui va avec : l'enfant doit mettre avec précision la pointe à l'intersection (ce sera toujours vrai).
On aborde les rosaces.
L'enfant doit réfléchir au placement de la pointe et non du crayon.
Naturellement, on arrive à réfléchir à la taille des cercles. On sort la règle ! On mesure le cercle : les avis sont différents !
On arrive à l'idée de la mesure du centre à la circonférence.
On fabrique des cibles avec la contrainte d'une progression de 1 cm... Au début, il y en a qui mesure à partir du 1 dans la prise de mesure. Je dessine une règle au tableau avec le marquage des unités (0 à 6). On compte à partir de 0. On compte à partir de 1...
Avec la géométrie, il y a toujours de la créativité au bout. Et elle se voit lorsque les enfants viennent montrer leurs "trouvailles" devant les autres.
Reproduction
La reproduction est un acte essentiel dans les apprentissages.
- L'écriture, dans un premier temps, est une reproduction géométrique.
- Tous les jours, je propose des reproductions de formes à base de lignes droites et courbes (ouvertes, fermées, symétriques). Le principe est le même que pour l'apprentissage de la lecture. On les "baigne" dans la géométrie puis on leur offre un véritable apprentissage.
Ces reproductions se font à main levée :
- Les reproductions vont, début novembre, être réalisées avec des outils (règle puis plus tard compas et équerre)
- En même temps, les enfants réalisent des reproductions dans un quadrillage (suivi des lignes (4 directions : haut, bas, gauche, droite) ou diagonales) :
Avec mon logiciel (Ateliers Aide et Soutien), les élèves ont des activités de reproduction (avec l'interactivité et la différenciation en plus) :
- Ils travaillent également à des reproductions de dessin :
- Avec les cubes, et suivant un plan fait au tableau, ils doivent reproduire en 2D.
un autre exemple :
- Avec les cubes, on aborde la 3° dimension.
Après la reproduction, il faut continuer par la créativité (en 2D et 3D) :
Avant Après
Les couleurs
Et on s'interroge sur le placement des chiffres dans le tableau.
J'ai mis volontairement beaucoup de colonnes à gauche, afin que les élèves sachent que la numération ne s'arrête pas à 4 chiffres !
Il faut leur présenter la notion de l'alignement des mots et de l'alignement des nombres. Ainsi, la représentation des nombres en colonne devient plus claire dans leur esprit.
Les couleurs, aussi bien pour la lecture que pour la numération aide à comprendre !
Calculatrice
Décodage
Les enfants cherchent à remplir un paquet rouge !
Je me sers des erreurs des enfants pour faire progresser la compréhension.
Il y a ceux qui mettent des croix...
Il y a ceux qui mettent un paquet bleu...
Il y a ceux qui mettent des paquets bleus mais pas avec la bonne quantité.
On remplit, un peu plus tard, un paquet vert. Quand les enfants sont à l'aise, ils sont heureux car ils savent qu'ils ont compris !
Additions
On aborde l'addition (avec retenue).
Ils dessinent les nombres (paquets bleus et croix). Ils ne pensent pas à faire le paquet supplémentaire !
On compte les paquets bleus et les croix (sur la photo, mon exemple, on trouve 5 paquets bleus et 11 croix. On vérifie avec la calculatrice. 25 + 36 = 61... Problème !
On fait appel à l'intelligence ! Un grand plaisir pour ceux qui trouvent...
Méthodologie en début de CP
1) Révision des mots (unités) : 0 à 10
2) Fabrication des barres de 10 (les hommes ont dix doigts). Il reste des objets tout seul.
3) Mémorisation des mots (dizaines) : dix, vingt, trente, quarante, cinquante, soixante
4) On revient en 1) puis on continue…
5) Fabrication des barres de 10. Il reste des objets tout seul. On écrit sur une petite feuille le nombre de barre à gauche et le nombre d’objets tout seul à droite.
6) on revient en 1) puis on continue…
7) Sur la feuille, on entoure des objets (croix) par 10 en bleu (groupements de 1° niveau). On coche pour faciliter les choses.
8) On change de bases avec un petit extra-terrestre qui a 8 puis 4 doigts… La transposition permet de mieux comprendre.
9) On propose des quantités où les groupements de 2° niveau vont être nécessaires : on entoure en rouge. Dans un premier temps, on entoure les objets en bleu (en regardant le nombre de doigts du bonhomme). Tant que cela est possible. Puis on passe à la couleur rouge. Tant que cela est possible et en restant dans la même base.
A ce moment là, parmi les élèves, des erreurs vont se produire. C’est normal. Tous les enfants ne comprennent pas du premier coup.
Quelques erreurs : On entoure en bleu, puis on entoure en rouge le même paquet. On ne respecte pas les couleurs. On ne respecte pas l’ordre des couleurs (bleu puis rouge). On ne respecte pas la base. En bleu, ça va, mais en rouge, la base n’est plus bonne. On n’entoure pas jusqu’au bout (tant que cela est possible).
Les premières séances, les plus forts vont se révéler. On peut utiliser leur travail pour aider les autres. Petit à petit, les choses vont se mettre en place.
10) On propose des quantités et des bases où les groupements de 3° niveau vont être nécessaires : on entoure en bleu, puis en rouge puis en vert. Les petites bases 3, 2 permettent d’y arriver sans avoir trop de données à manipuler et ayant l’avantage d’avoir une bonne visibilité dans la logique employée.
11) On revient en 3) puis on continue…
12) On introduit le tableau du nombre. On apprend à mettre au bon endroit les résultats.
On travaille (beaucoup) sur les lignes et les colonnes. Sur l’intersection d’une ligne et d’une colonne.
13) On revient en 10) puis on continue
14) On refait le 3) tant que la mémorisation n’est pas sûre puis on continue.
15) Au tableau, on va dessiner directement les paquets bleus et les croix toutes seules (Au lieu de dessiner des croix et d’entourer pour faire les paquets) et on demande de dire les mots.
A ce moment, si les enfants ne comprennent pas, on remontre avec les barres du début. Une barre, c’est un paquet bleu. Une croix, c’est un objet tout seul.
16) On change la quantité de paquets bleus, mais pas les croix toutes seules. Et ont fait dire les mots. De plus en plus vite.
Exemple : vingt trois, quarante trois, soixante trois, dix trois ( !), trente trois
17) On ne change plus la quantité de paquets bleus (par exemple trente) mais on change la quantité d’objets tout seuls. Et on fait dire les mots. De plus en plus vite.
Exemple : quarante deux, quarante six, quarante neuf, quarante zéro ( !), quarante huit…
18) On revient en 15) avec d’autres exemples puis on continue quand l’acquisition devient meilleure.
Nb : il faut bien faire compter les mots.
Les enfants commencent à bien comprendre la relation entre les paquets de dix (dizaines), les objets tout seul (unités) et les mots employés.
19) On aborde quelques anomalies :
2 paquets bleus et une croix toute seule : trois mots (vingt et un)
1 paquet bleu et zéro croix : un mot (dix au lieu de dix zéro)
A ce moment là, on peut leur faire dire le mot quand il n’y a aucun objet : zéro (Alors que lorsqu’il y a un ou des paquets bleus et aucun objet tout seul : pas de zéro dit)
Remarque : le problème des mots de 11 à 16 n’est pas une priorité pour l’instant. Il faut bien comprendre que ce sont des anomalies. L’essentiel, c’est de comprendre, à cette période de l’apprentissage, le fonctionnement de la numération. Donc, si un élève dit : dix trois (13), l’enseignant peut lui dire qu’il a compris. Et que ce nombre se dit en réalité treize.
20) On recherche quand on doit employer le mot « et » : des paquets bleus et une croix toute seule.
21) On dessine au tableau des paquets rouges, bleus et des croix toutes seules. Les élèves doivent remplir le tableau du nombre.
22) Au tableau, on remplit le tableau du nombre. Les élèves doivent sur leur feuille dessiner les paquets (rouge, bleu, croix).
C’est une étape importante. Je leur dis : « On n’invente rien. Cherche l’information dans le tableau du nombre »
Il faut qu’ils fassent la relation entre le dessin du paquet (couleur) ou de la croix et le chiffre écrit.
La symbolisation des paquets permet de concrétiser les choses. Cela se voit.
Les couleurs permettent de mettre en évidence les différents niveaux de groupements. Cela se voit.
23) On retravaille le 15 puis on continue
24) Fabrication des barres de 10. On donne à chaque élève un nombre variable de blocs. Ils trouvent. Au tableau, on dessine 4 paquets bleus et 6 croix (par exemple). Chaque élève doit enlever (s'il en a en trop) ou rajouter (s'il n'en a pas assez) jusqu'à avoir sur la table le nombre imposé.
25) Au tableau, on écrit les mots (dizaines) : dix, vingt, trente, quarante, cinquante, soixante.
26) On écrit des nombres : 22 44 55 66. On fait lire chaque chiffre séparément et on se rend compte que parfois "2" se dit "deux" et parfois "2" se dit "vingt"... suivant sa position.
Remarque : tous les enfants lisent ensemble. Au début, ce sont les plus forts qui répondent. Mais les plus faibles entendent ces réponses et petit à petit ils les mémorisent.
27) On commence à leur parler des méchants et des gentils. On mets à leur disposition ce tableau :
Les enfants sont ravis de comprendre qu'avant ils ne comprenaient rien au onze, douze... seize et que finalement, ce ne sont pas eux les responsables !!!
Milliards !
Au CE 1, une fois que la numération est bien en place, on doit passer aux milliards pour faire bien comprendre tous les mécanismes :
Les enfants ont du mal à se représenter le nombre (nous aussi !) mais ce n'est pas difficile de le lire (en tous les cas, c'est beaucoup moins complexe que les 70 et 90 !)
On parle de boîtes avec des centaines, dizaines et unités.
Le fait d'introduire les millions et les milliards en plus des mille permet de mieux comprendre.
Comprendre 70 80 90
Ce n'est pas la compréhension du nombre de paquets qui pose problème.
Ce sont les mots employés (deux ou trois mots pour 1 chiffre)
70 fait appel à l'addition
80 fait appel à la multiplication
90 fait appel à la logique de 70 et de 80
On transpose la logique
- au lieu de soixante on prend trente...
- au lieu de quatre on prend trois...
Et les élèves comprennent très bien !












































